Les énergéticiens témoignent d’une difficulté grandissante à implanter des éoliennes et des panneaux photovoltaïques.

visuelTout commence avec des cartes. Des dizaines de cartes. Il y a celle des limites cadastrales, celle des zones Natura 2000, celle des réseaux d’électricité… Une fois superposées, ces différentes couches livrent leur trésor : un emplacement potentiel pour un futur parc éolien ou solaire. Alors que la France affiche l’ambition d’augmenter largement la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique tout en luttant contre l’artificialisation des sols, la quête de terrains des développeurs est de plus en plus cruciale.

Pour l’éolien terrestre, la programmation énergétique de la France (PPE) prévoit un doublement de la puissance installée d’ici à 2028, un objectif qui exige que la filière se développe à un rythme accéléré. Or, en 2020, la progression a été quasiment similaire à celle de l’année précédente. « Au-delà du ralentissement dû au confinement, le principal phénomène qui pèse sur le secteur est celui du foncier, explique l’Observatoire des énergies renouvelables dans son baromètre annuel publié en janvier. L’accès aux terrains est de plus en plus ardu, une difficulté grandissante fortement liée à l’acceptabilité des sites par les citoyens. »